Luca Giordano. Le triomphe de la peinture napolitaine

Più informazioni su

Su “La Tribune de l’Art” un interessante articolo sulla retrospettiva dedicata a Luca Giordano “Il trionfo della pittura napoletana”, che riportiamo integralmente con foto e testo e traduzione google, perché questa mostra che sta entusiasmando i parigini , l’avremo al Museo di Capodimonte dal 20 aprile al 26 giugno 2020 e soprattutto perchè in penisola Sorrentina, vi sono vari quadri di questo pittore, al Museo Correale una recente acquisizione.

Luca Giordano. Le triomphe de la peinture napolitaine

Didier Rykner     11 commentaire

Paris, Petit Palais, du 14 novembre 2019 au 23 février 2020.
Naples, Museo di Capodimonte, du 20 avril au 26 juillet 2020.

Giordano peint vite, il faut le regarder lentement et avec attention (ill. 1 et 2). Voilà le conseil que Stefano Causa, le commissaire de cette très remarquable rétrospective consacrée à l’artiste napolitain, donne au visiteur. Après les pays nordiques, le Petit Palais se tourne donc, avec l’aide du Museo di Capodimonte, vers l’Italie. Gemito, le sculpteur du XIXe siècle (voir l’article), et Giordano, le peintre du XVIIe sont certes fort différents. Mais tous deux sont des prodiges de précocité comme le prouvent dès la première salle du parcours certains tableaux peints par l’artiste alors qu’il n’a pas encore vingt ans.

1. Luca Giordano (1634-1705)
Saint Michel archange chassant les anges rebelles, 1657 (détail)
Huile sur toile – 375 x 280 cm
Naples, chiesa dell’Ascensione a Chiaia
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page
2. Luca Giordano (1634-1705)
La sainte Famille et les symboles de la Passion, 1670 (détail)
Huile sur toile – 430 x 270 cm
Naples, Museo di Capodimonte
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

Accompagnée d’une excellente muséographie, comme c’est l’habitude dans ces lieux, l’exposition est un véritable enchantement pour les amoureux de l’art baroque. Beaucoup de tableaux proviennent d’églises et c’est l’occasion de les voir mieux que dans la pénombre, d’autres en assez grand nombre du Museo di Capodimonte, mais les prêts ont pu être obtenus de tous les pays, et de collections particulières, avec un choix particulièrement judicieux. Il faut dire que la matière ne manquait pas. Capable de peindre en quelques jours un décor entier, Giordano défie l’historien de l’art tant son œuvre est prolifique, même si son style, pourtant changeant, est presque toujours reconnaissable.
Parmi tous ces éloges mérités, on se permettra tout de même quelques critiques, qui concernent à la fois l’ordre dans lequel les œuvres sont présentées, et le catalogue. Si ce dernier est doté de notices, ce qui est un plus indéniable malgré l’absence, en revanche, d’historiques et de bibliographies, la question de l’atelier n’est à peu près jamais abordée. Que Giordano peigne rapidement, c’est un fait acquis. Mais dans quelle mesure se faisait-il ou non aider par un atelier, comment celui-ci travaillait-il ? On n’en saura rien à la lecture du catalogue, même si Giordano y est à plusieurs reprises comparé à Rubens.


3. Luca Giordano (1634-1705)
Philosophe tenant un livre et un rouleau de papier, 1659-1660
Huile sur toile – 128 x 103 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page
4. Luca Giordano (1634-1705)
Saint Michel archange chassant les anges rebelles, 1657
Huile sur toile – 375 x 280 cm
Naples, chiesa dell’Ascensione a Chiaia
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

Le parcours lui-même, suivi fidèlement par le catalogue, brouille grandement la question de l’évolution de sa peinture. Un observateur trop rapide pourrait penser que la jeunesse du peintre est marquée par l’influence prégnante de Ribera, puis que se développe un baroque proprement napolitain avant que l’influence de Pierre de Cortone, tellement évidente dans beaucoup de décors peints à Florence puis en Espagne, ne devienne prépondérante. En réalité, si l’on compare les dates des peintures, son évolution n’a rien de linéaire. Dans les mêmes années où il peint certains de ses philosophes (ill. 3) ou Le Bon Samaritain, il réalise Saint Nicolas en gloire ou La Sainte Famille avec les instruments de la Passion, soit des tableaux qui n’ont pas grand chose à voir. Son Saint Michel (ill. 4) est daté de 1657 tandis que, même tardivement, il peindra encore des œuvres profondément marquées par le réalisme de Ribera.
Si la juxtaposition de deux Martyre de saint Pierre (ill. 5 et 6), de compositions proches mais de styles très différents, exécutés à plus de trente ans de distance, est passionnante, le catalogue n’en tire pas de conclusions claires, sinon qu’il réinterpréta Ribera jusque tard dans le siècle. La seconde toile, datant de 1692, la première année de son séjour de dix ans en Espagne, est à la fois marquée par le baroque de Cortone et un vénétianisme évident. Mais là encore, ces différentes influences ne sont pas réellement étudiées ni expliquées. Quelle est vraiment l’évolution du peintre, y-a-t-il une évolution d’ailleurs ou de multiples retours en arrière ? Cela est difficile de le savoir à partir de cette seule exposition.


5. Luca Giordano (1634-1705)
Martyre de saint Pierre, 1660
Huile sur toile – 173 x 222 cm
Ajaccio, Musée Fesch
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page
6. Luca Giordano (1634-1705)
Martyre de saint Pierre, 1692
Huile sur toile – 198 x 259 cm
Venise, Galleria dell’Accademia
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

Une dernière critique peut s’appliquer à la question de Luca Giordano dessinateur, qui semble expédiée un peu rapidement. Cette partie de son œuvre est une redécouverte relativement récente, et il est dommage que les compliments dithyrambiques qui sont faits à l’artiste par le commissaire (« l’un des plus grands dessinateurs de son temps », ou encore, à propos d’une feuille représentant Suzanne et les vieillards, l’affirmation que celle-ci « compte parmi les chefs-d’œuvre de l’art graphique napolitain de la seconde moitié du XVIIe siècle » ne soient pas vraiment démontrés. Peu de feuilles sont exposées, et toutes ne sont pas d’une qualité exceptionnelle.


7. Luca Giordano (1634-1705)
Vierge à l’enfant avec le petit saint Jean-Baptiste, vers 1655
Huile sur toile – D. 104 cm
Madrid, Museo Nacional del Prado
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page
8. Luca Giordano (1634-1705)
Autoportrait, vers 1692
Huile sur toile – 66 x 51 cm
Naples, chiesa del Pio Monte della Misericordia
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

Ces regrets ne sont rien, malgré tout, face au plaisir que l’on ressent à parcourir cette exposition, et à se laisser simplement porter par la peinture. Et l’on y apprend tout de même beaucoup de choses, comme la manière dont l’artiste aimait à pasticher les styles de nombreux peintres du passé. La Vierge à l’Enfant avec le petit saint Jean-Baptiste du Prado (ill. 7) est un exemple très intéressant d’un tableau du XVIIe peint à la manière du Cinquecento. Il ne s’agit pas, néanmoins, d’une copie servile. La présence d’un double monogramme R,S et F d’un côté, U et R de l’autre, pour « Raphael Sanzio Fecit » serait le témoignage qu’il s’agissait d’un faux fait pour tromper, et dans un tel cas il est amusant de voir que la règle voulant qu’un faux porte la marque de son époque est ici vérifiée. Il est dommage que la Scène d’auberge, n° 8 du catalogue, ne soit pas présenté dans l’exposition car il donnait un autre exemple de ces pastiches de Giordano, cette fois d’œuvres nordiques. On signalera dans cette première salle la très belle série d’autoportraits (ill. 8) dont deux montrent l’artiste avec son fameux lorgnon qui est presque une signature.


9. Luca Giordano (1634-1705)
Saint Janvier intercédant pour la peste de 1656, 1660
Huile sur toile – 400 x 315 cm
Naples, Museo di Capodimonte
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

10. Luca Giordano (1634-1705)
Saint Janvier intercédant pour la peste de 1656, 1660 (détail)
Huile sur toile – 400 x 315 cm
Naples, Museo di Capodimonte
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

Le parcours n’est pas chronologique, sauf pour le début et la fin, ce qui ne contribue pas à résoudre la question de l’évolution. C’est ainsi que la deuxième salle, sans doute l’une des plus belles de l’exposition, montre de grands retables datant tous des environs de 1558-1560, alors que Giordano n’a que vingt-cinq ans. Il est déjà, à l’évidence, un des plus grands peintres baroques de son temps et certainement de Naples, ce qui est rendu plus facile par la disparition de nombre de ses confrères dans la peste de 1656 dont Massimo Stanzione et Bernardo Cavallino. Cet événement dramatique – plus de la moitié de la population napolitaine mourut – laissa trois peintres majeurs sur la scène napolitaine : Giordano, Mattia Preti et Micco Spadaro. Tous trois peignirent la peste à Naples et ils sont réunis dans une des sections de l’exposition, après que les rapports, et surtout les différences entre Preti et Giordano ont été montrés auparavant, en comparant deux Saint Sébastien, et deux Martyres de saint Pierre. Le Saint Janvier intercédant pour la cessation de la peste de 1656 (ill. 9 et 10) est assurément un des grands chefs-d’œuvre de Giordano.


11. Luca Giordano (1634-1705)
Vénus dormant avec Cupidon et Satyre, 1663
Huile sur toile – 137 x 190 cm
Naples, Museo di Capodimonte
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

Peintre religieux, Giordano est aussi l’auteur de remarquables tableaux mythologiques, souvent marqués par l’art vénitiens du XVIe siècle, dont une grande salle de l’exposition donne de nombreux exemples. Parmi ceux-ci on notera avec plaisir la présence de Vénus dormant avec Cupidon et satyre (ill. 11), œuvre remarquable de Giordano qui a défrayé il y a quelques années la chronique quand une conservatrice française proclama qu’elle n’était autre que la Dormeuse de Naples d’Ingres maquillée pour la faire ressembler à un tableau du Seicento. Une absurdité sans nom, bien entendu, car il s’agit d’un Giordano particulièrement typique, mais qui a tout de même eu les honneurs d’articles de presse au point que nous avons nous-même dû en parler à plusieurs reprises (le plus récemment dans cette brève du 12/5/15).
Dans cette même salle, on voit plusieurs œuvres proches de Pierre de Cortone dont on sait qu’il marqua fortement Giordano (ill. 12 et 13), notamment dans la galerie qu’il peignit au Palazzo Medici-Riccardi (voir notre vidéo ici).


12. Luca Giordano (1634-1705)
L’Allégorie de la Tempérance, vers 1685
Huile sur toile – 96 x 97 cm
Paris, collection particulière
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page
13. Luca Giordano (1634-1705)
L’Allégorie de la Justice, vers 1685
Huile sur toile – 96 x 97 cm
Paris, collection particulière
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

14. Luca Giordano (1634-1705)
L’Assomption de la Vierge, vers 1692-1694
Huile sur toile – 134 x 95 cm
Tolède, Fundación Casa Ducal de Medinacelli, Hospital Tavera
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

De 1692 à 1702, Giordano est donc en Espagne où il fut appelé pour réaliser les fresques de l’escalier de l’Escurial. Il y réalisa une série extraordinaire de fresques : outre cet escalier, les voûtes de la basilique, puis le palais d’Aranjuez, le Casón del Buen Retiro, la sacristie de la cathédrale de Tolède, la chapelle royale de l’Alcazar et plusieurs églises de Madrid. La plupart de ces décors existent encore et constituent sans aucun doute un des sommets de l’art baroque (voir notre vidéo). Il est bien entendu difficile de les évoquer dans une exposition, sinon par des esquisses, ou par des vidéos, comme celle, immersive, du Petit Palais. De la salle consacrée à l’Espagne, nous retiendrons deux peintures : une Assomption (ill. 14) sur toile dont le fond imite une planche de bois, comme si la scène était peinte sur un panneau non préparé, et une remarquable Crucifixion (ill. 15), marquée par Tintoret qu’il put admirer lors d’un séjour à Venise en 1664-1665, et qui comporte tout ce qui fait de Giordano un peintre majeur : la liberté du pinceau, le sens de l’ombre et de la lumière, la sûreté dans la composition.


15. Luca Giordano (1634-1705)
Le Calvaire
Huile sur toile – 116,7 x 228 cm
Madrid, Fondo cultural Villar Mir
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

L’exposition se termine, un peu abruptement, avec la reconstitution d’une chapelle des Girolamini où Giordano se fit aider par un collaborateur et élève, Nicola Malinconico. C’est à peu près la seule fois dans l’exposition où le nom d’un collaborateur est cité, sans que l’on sache, répétons-le, s’il s’agit d’un cas unique, ou d’une pratique habituelle. Mais ne revenons pas sur les réserves que nous indiquions au début de cet article pour ne se concentrer que sur l’essentiel : il s’agit d’une exposition à voir absolument.

Luca Giordano. Il trionfo della pittura napoletana
Didier Rykner domenica 19 gennaio 2020 11 commenti
Parigi, Petit Palais, dal 14 novembre 2019 al 23 febbraio 2020.
Napoli, Museo di Capodimonte, dal 20 aprile al 26 luglio 2020.

Giordano dipinge rapidamente, devi guardarlo lentamente e con attenzione (ill. 1 e 2). Questo è il consiglio che Stefano Causa, curatore di questa straordinaria retrospettiva dedicata all’artista napoletano, offre al visitatore. Dopo i paesi nordici, il Petit Palais si rivolge quindi, con l’aiuto del Museo di Capodimonte, all’Italia. Gemito, lo scultore del XIX secolo (vedi la storia), e Giordano, il pittore del XVII secolo, sono certamente molto diversi. Ma entrambi sono prodigi di precocità, come evidenziato nella prima sala del percorso da alcuni dipinti dipinti dall’artista quando non aveva ancora vent’anni.

1. Luca Giordano (1634-1705)
San Michele Arcangelo che insegue gli angeli ribelli, 1657 (dettaglio)
Olio su tela – 375 x 280 cm
Napoli, chiesa dell’Ascensione a Chiaia
Foto: Didier Rykner
Vedi l’immagine nella sua pagina

2. Luca Giordano (1634-1705)
La Sacra Famiglia e i simboli della Passione, 1670 (dettaglio)
Olio su tela – 430 x 270 cm
Napoli, Museo di Capodimonte
Foto: Didier Rykner
Vedi l’immagine nella sua pagina
Accompagnata da un’eccellente museografia, come al solito in questi luoghi, la mostra è una vera delizia per gli amanti dell’arte barocca. Molti dipinti provengono da chiese ed è un’opportunità per vederli meglio che al buio, altri in numero abbastanza grande dal Museo di Capodimonte, ma i prestiti potrebbero essere ottenuti da tutti i paesi e dalle collezioni particolare, con una scelta particolarmente giudiziosa. Va detto che non mancava materiale. Capace di dipingere un intero decoro in pochi giorni, Giordano sfida lo storico dell’arte perché il suo lavoro è così prolifico, anche se il suo stile, per quanto mutevole, è quasi sempre riconoscibile.
Tra tutte queste meritate lodi, ci concederemo alcune critiche, che riguardano sia l’ordine in cui vengono presentate le opere, sia il catalogo. Se quest’ultimo è dotato di avvisi, che è un vantaggio innegabile nonostante l’assenza, invece, di storie e bibliografie, la questione del seminario non viene quasi mai affrontata. È un dato di fatto che Giordano dipinge rapidamente. Ma fino a che punto è stato aiutato o no da un seminario, come ha funzionato? Nulla si saprà dalla lettura del catalogo, anche se Giordano viene ripetutamente paragonato a Rubens.

3. Luca Giordano (1634-1705)
Filosofo con in mano un libro e un rotolo di carta, 1659-1660
Olio su tela – 128 x 103 cm
Parigi, Museo del Louvre
Foto: Didier Rykner
Vedi l’immagine nella sua pagina

4. Luca Giordano (1634-1705)
San Michele Arcangelo che insegue gli angeli ribelli, 1657
Olio su tela – 375 x 280 cm
Napoli, chiesa dell’Ascensione a Chiaia
Foto: Didier Rykner
Vedi l’immagine nella sua pagina
Il corso stesso, seguito fedelmente dal catalogo, offusca notevolmente la questione dell’evoluzione della sua pittura. Un osservatore troppo veloce potrebbe pensare che la giovinezza del pittore sia segnata dalla significativa influenza di Ribera, quindi che un napoletano barocco si sviluppa prima dell’influenza di Pierre de Cortone, così evidente in molte decorazioni dipinte a Firenze poi in Spagna, non diventa preponderante. In realtà, se confrontiamo le date dei dipinti, non c’è nulla di lineare nella sua evoluzione. Negli stessi anni in cui dipinse alcuni dei suoi filosofi (ill. 3) o Il buon samaritano, creò San Nicola nella gloria o La Sacra Famiglia con gli strumenti della Passione, vale a dire dipinti che hanno poco a che fare con . Il suo San Michele (ill. 4) è datato 1657 mentre, anche in ritardo, continuerà a dipingere opere profondamente segnate dal realismo di Ribera.
Se la giustapposizione di due martiri di San Pietro (ill. 5 e 6), di composizioni simili ma di stili molto diversi, eseguiti a distanza di oltre trenta anni, è affascinante, il catalogo non trae conclusioni chiare da ciò, altrimenti che reinterpretò Ribera fino alla fine del secolo. Il secondo dipinto, risalente al 1692, il primo anno del suo decennio di permanenza in Spagna, è segnato dal barocco di Cortona e da un evidente venezianismo. Ma anche in questo caso, queste diverse influenze non sono realmente studiate o spiegate. Qual è davvero l’evoluzione del pittore, c’è un’evoluzione da altrove o molteplici inversioni? È difficile sapere da questa singola esposizione.

5. Luca Giordano (1634-1705)
Martirio di San Pietro, 1660
Olio su tela – 173 x 222 cm
Ajaccio, Museo di Fesch
Foto: Didier Rykner
Vedi l’immagine nella sua pagina

6. Luca Giordano (1634-1705)
Martirio di San Pietro, 1692
Olio su tela – 198 x 259 cm
Venezia, Galleria dell’Accademia

Un’ultima critica può essere applicata alla domanda del designer Luca Giordano, che sembra essere spedito un po ‘in fretta. Questa parte del suo lavoro è una riscoperta relativamente recente, ed è un peccato che i complimenti entusiastici che vengono dati all’artista dal curatore (“uno dei più grandi designer del suo tempo”, o addirittura, circa un foglio che rappresenta Suzanne e i vecchi, l’affermazione che questo “conta tra i capolavori dell’arte grafica napoletana della seconda metà del XVII secolo” non è realmente dimostrato. Pochi fogli sono esposti, e non tutti sono di qualità eccezionale.

7. Luca Giordano (1634-1705)
Madonna col Bambino e il piccolo San Giovanni Battista, circa 1655
Olio su tela – P. 104 cm
Madrid, Museo Nacional del Prado
Foto: Didier Rykner
Vedi l’immagine nella sua pagina

8. Luca Giordano (1634-1705)
Autoritratto, intorno al 1692
Olio su tela – 66 x 51 cm
Napoli, chiesa del Pio Monte della Misericordia
Foto: Didier Rykner
Vedi l’immagine nella sua pagina
Questi rimpianti non sono nulla, nonostante tutto, di fronte al piacere che proviamo sfogliando questa mostra e lasciandosi trasportare dalla pittura. E impari ancora molto lì, come ad esempio all’artista che piaceva incollare gli stili di molti pittori del passato. La Madonna col Bambino con il piccolo San Giovanni Battista del Prado (ill. 7) è un esempio molto interessante di un dipinto del 17 ° secolo dipinto nello stile del Cinquecento. Non è, tuttavia, una copia servile. La presenza di un doppio monogramma R, S e F da un lato, U e R dall’altro, per “Raphael Sanzio Fecit” sarebbe la testimonianza che era un falso fatto ingannare, e in in tal caso è divertente vedere che la regola secondo cui un falso porta il segno del suo tempo è verificata qui. È un peccato che la scena della locanda, catalogo n. 8, non sia stata presentata in mostra perché forniva un altro esempio di questi pasticcini di Giordano, questa volta provenienti da opere nordiche. In questa prima sala, nota la bellissima serie di autoritratti (ill. 8), due dei quali mostrano l’artista con il suo famoso occhiale che è quasi una firma.

9. Luca Giordano (1634-1705)
San gennaio intercede per la peste del 1656, 1660
Olio su tela – 400 x 315 cm
Napoli, Museo di Capodimonte
Foto: Didier Rykner
Vedi l’immagine nella sua pagina

10. Luca Giordano (1634-1705)
San gennaio intercede per la peste del 1656, 1660 (dettaglio)
Olio su tela – 400 x 315 cm
Napoli, Museo di Capodimonte
Foto: Didier Rykner
Vedi l’immagine nella sua pagina
Il corso non è cronologico, tranne per l’inizio e la fine, che non aiuta a risolvere la questione dell’evoluzione. Così la seconda sala, senza dubbio una delle più belle della mostra, mostra grandi pale d’altare risalenti al 1558-1560 circa, quando Giordano aveva solo venticinque anni. È già, ovviamente, uno dei più grandi pittori barocchi del suo tempo e certamente di Napoli, il che è reso più facile dalla scomparsa di molti suoi colleghi nella peste del 1656 tra cui Massimo Stanzione e Bernardo Cavallino. Questo drammatico evento – più della metà della popolazione napoletana è morta – ha lasciato tre grandi pittori sulla scena napoletana: Giordano, Mattia Preti e Micco Spadaro. Tutti e tre hanno dipinto la peste a Napoli e sono riuniti in una delle sezioni della mostra, dopo che le relazioni, e in particolare le differenze tra Preti e Giordano, sono state mostrate in precedenza, confrontando due San Sebastiano e due Martiri di San Pietro . Il San gennaio intercedi per la cessazione della peste del 1656 (ill. 9 e 10) è senza dubbio uno dei grandi capolavori di Giordano.

11. Luca Giordano (1634-1705)
Venere addormentata con Cupido e Satiro, 1663
Olio su tela – 137 x 190 cm
Napoli, Museo di Capodimonte
Foto: Didier Rykner
Vedi l’immagine nella sua pagina
Pittore religioso, Giordano è anche autore di notevoli dipinti mitologici, spesso segnati dall’arte veneziana del XVI secolo, di cui una grande sala espositiva offre numerosi esempi. Tra questi notiamo con piacere la presenza di Venere che dorme con Cupido e satiro (ill. 11), un’opera straordinaria di Giordano che ha colpito i titoli alcuni anni fa quando un curatore francese ha dichiarato di non essere altro che la dormiente di Napoli di Ingres ha inventato per farla sembrare un dipinto del Seicento. Un’assurdità senza nome, ovviamente, perché è un Giordano particolarmente tipico, ma che tuttavia aveva gli onori degli articoli di stampa al punto che noi stessi dovevamo parlarne più volte (il più recentemente in questo brief del 12/5/15).
In questa stessa sala, vediamo diverse opere vicino a Pierre de Cortone che sappiamo che ha fortemente segnato Giordano (ill. 12 e 13), in particolare nella galleria che ha dipinto a Palazzo Medici-Riccardi (vedi il nostro video qui) .

Più informazioni su

Commenti

Translate »